Beauty Party

Bonjour les beautés,

Voici le récapitulatif des produits utilisés lors de l’atelier et le déroulé:

1- TEINT
Comme je vous le disais c’est le plus important:

On cherche le fond de teint adapté à sa carnation en faisant des tests sur le visage. Si vous souhaitez un FDT couvrant préféré les Sticks ou FDT compact. Pour un teint léger, utiliser un fluide.

Nous avons utiliser un FDT d’Avon sur Karine, le compact (ivory) et le YSM 50 de chez Inglot sur Anna et moi même!

On poudre ensuite: pour fixer la poudre pressée Inglot le 15!

La poudre banane 501 Inglot pour illuminer le regard et atténuer les cernes! Le MUST have!

Le Blush ou poudre soleil Avon!

2- LES YEUX

Comme la plupart d’entre nous sommes pressées, j’ai opté pour la technique du crayon marron, rapide au ras des cils et en haut pour intensifier le regard: AVON Colour Trend dark brown

3- LÈVRES

J’ai opté pour un Rouge de chez Avon le ICE coffee qui passe avec toutes vos tenues!

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6 étapes pour un super TEINT

Bonjour les beautés,

Voici un récapitulatif les étapes pour LE TEINT

1- hydrater et/ou base (primer)
2- illuminer et anti-cernes (concealer)
3- fond de teint
4- poudrer
5- bronz-touring (countouring)
6- fard à joues (Blush)

N’oubliez pas que c’est le plus important avant d’attaquer le maquillage des yeux.

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Pour celles qui sont intéressées par ce que je porte en make up et vêtements, j’ai acheté:

– HAUT MANGO à 15€ (Saint-Pierre, ville)

– Boucles d’oreilles  Réserve Naturelle à 4,95€

Maquillage à petits prix:

– Rouge à Lèvres NYX n° 729 Chestnut (commandé sur Internet sur ce site http://www.nyxcosmetics.fr/) et il livre dans les DOM/TOM

– Mascara Gemey Maybelline

– Crayon brun des yeux Miss Den (acheté à Leclerc)

Bonne journée à vous.

Plein de bisous

Marie.G

Bonjour les amis,

Exceptionnellement ce matin il n’y aura pas de chapitres publiés. Je suis grippée et je me suis forcée à dormir pendant que mes filles étaient chez leur mamie. Désolée mais je n’ai pas pu faire les modifications sur les chapitres.
Des que possible je les fais et je les publie.
Merci de votre compréhension et à bientôt!!!!

Chapitre 11: Heures de colle

Vivre Son Rêve

11. Heures de colle

Dernier week-end des vacances

— Allez, viens! Ne sois pas stupide, tu ne vas quand même pas rester chez toi à te morfondre! Tout est arrangé! Ophélie est entre de bonnes mains et ton père a dit qu’il sortait.

— Ouais, mais imagine qu’il rentre entre temps et qu’il ne me trouve pas… j’suis morte de trouille!

— J’sais, mais faut prendre des risques dans la vie, m’a convaincue Julie.

Postée devant chez moi, elle attendait que je sorte. J’ai enfilé ma veste en jean et mes ballerines puis nous sommes allées manger des pizzas chez Rémi. Christophe et Alice nous ont rejoints, pour ma plus grande déception. Agacée par leur présence, je n’arrêtais pas de me mordiller les lèvres. Une fois les boissons avalées et les pizzas dégustées, les esprits se sont échauffés. Alice a proposé un jeu : Audace ou Vérité. Elle a sorti…

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Chapitres 6 et 7

6. Alcool

« Plus d’hommes se sont noyés dans l’alcool que dans la mer. » W.C. Fields

Mi octobre 2008

Papa n’est pas rentré! Voilà deux jours maintenant qu’il a quitté la maison. Je ne sais pas où il est, je ne sais pas ce qu’il fait. J’ai peur. Que se passe-t-il?

La nuit dernière, je n’ai pas vraiment dormi. Ophélie et moi sommes en vacances, je l’ai laissé dormir jusqu’à ce 8h30. Nous avons traîné dans l’appart’ en pyjama toute la journée, errant comme des ombres, cherchant quelque chose à faire. Lasses, nous nous sommes installées devant la télévision, histoire de chasser les idées noires qui émergeaient en nous. Le cuir du canapé était glacé malgré la chaleur de la pièce. Dehors la pluie tombait de plus belle, vive La Réunion!

A la télé, les spots publicitaires affichaient leurs plus belles promotions pour les fêtes à venir. Je me suis laissée emporter par le flot de mes pensées…
Acheter des belles fringues et m’imaginer être quelqu’un d’autre, prétendre avoir une belle vie et une famille unie, une maison où règne la paix. Me voiler pour résister. Me cacher pour exister. Me sentir aimée pour ne pas me sentir partir. Pleurer pour me vider. Rigoler pour oublier toutes les peines endurées. Un jour, épouser quelqu’un de bien, ni trop riche ni pauvre, juste un homme qui saurait prendre soin de moi et panser mes plaies. Cet homme, pouvait-il bien exister?

— Tu crois que papa va revenir? Camille, tu m’écoutes? a répété ma petite sœur en me touchant le bras.
— Oui, pardon. Euh… Je ne sais pas, ai-je répondu pour être honnête avec elle.
— Tu sais, papa a fait des bêtises, mais je l’aime quand même.
— Oui, moi aussi, lui ai-je confié.

Des bêtises! Notre père avait plutôt commis des erreurs irréversibles! Il avait laissé des marques sur mon corps, mais surtout des traces sur mon coeur qui ne partiront probablement jamais. Comme un trou dans un mur ou comme une fissure quelque part, cela pourra être gommé mais ne pourra jamais être réparé.

Mon coeur à terre
Il gît et saigne.
Sa vie, sa haine
Il nous les laisse
Et se déchaîne
Sur nos misères.

Malgré l’absence de notre mère, Ophélie avait gardé l’appétit. Ce soir, elle a littéralement englouti le plat de pâtes au jambon. Quant à moi, le chagrin, les mauvais traitements de papa et le stress m’ont non seulement fait perdre du poids mais aussi des cheveux. Prenant ma douche maintenant, j’ai examiné mon corps: mon visage était creux, mes yeux cernés de fatigue; mon cou était marqué, mes poignets aussi. J’avais un hématome sur la cuisse, un autre sur l’avant-bras.
Je ne me suis jamais trouvée canon mais au moins avant, je pouvais dire que j’étais mignonne. Au collège, j’avais eu un petit copain, rien de sérieux, on ne s’était même pas embrassé. Un jour, j’ai appris qu’il fréquentait en même temps une autre fille et je l’ai quitté. Maman m’a rassurée en disant de ne pas être pressée, que je finirai bien par trouver chaussure à mon pied. À 14 ans, je m’en fichais un peu, je ne cherchais pas vraiment et puis l’idée de faire comme tout le monde me déplaisait.

Aujourd’hui, maman n’était plus là et je ne savais plus ce que je désirais vraiment. Avoir un petit ami me semblait impossible, alors que le désir d’être aimée et enlacée était tentant. Grandissait en moi l’envie de goûter à l’amour comme dans les films, de me laisser aller dans les bras d’un beau garçon pour oublier. «Mais de toute évidence, me suis-je dit, personne ne s’intéresse à moi.»
À cet instant, face au miroir qui me renvoyait ma laideur en pleine face, je me suis sentie si moche et si seule que j’aurais voulu mettre fin à mes jours.

Me sentir aimée pour ne pas me sentir partir…

Cette nuit, pendant que ma petite sœur dormait, j’ai cherché comme mon père un moyen d’enfouir mes soucis. J’avais jeté tout l’alcool, je ne possédais aucune drogue, que pouvais-je donc bien faire? Fumer un pétard? Je ne savais même pas fumer tout court, comment aurais-je pu m’en trouver un de suite. Me taillader les veines et me vider de mon sang? Tentant mais qui s’occuperait de ma sœur? Tout balancer et fracasser les affaires de papa me feraient le plus grand bien pour me défouler, mais je prenais le risque qu’il me le fasse payer après.

Une idée m’est soudain venue à l’esprit… Rien de dangereux. J’ai pris l’annuaire téléphonique et en cherchant un peu, j’ai trouvé le numéro de Mussard Christian, mon grand-père.
Il y a si longtemps de cela, papa s’était marié avec maman et n’avait pas suivi les traces de son père dans l’entreprise familiale. Ce dernier ne l’avait pas accepté et avait renié son fils en coupant les ponts avec lui. Voilà pourquoi je ne les avais jamais rencontrés sa femme et lui. La seule chose que je connaissais d’eux grâce à maman était que mon grand-père était créole et ma grand-mère venait de Bretagne. Papa n’en parlait jamais, au fond je pense qu’il en souffrait beaucoup.

De mes doigts tremblants, j’ai composé le numéro avant de vite raccrocher.
Bip bip bip…

J’ai recommencé et recommencé et recommencé une dizaine de fois. J’avais besoin de retrouver un semblant de famille, que nous soyons de nouveau unis, que mon père retrouve l’espoir qu’il avait perdu. Il fallait que j’essaye de renouer les liens et de réparer les dégâts du passé, je devais à tout prix trouver le moyen d’y parvenir. C’était capital, une question de vie ou de mort. Je ne pouvais pas rester là à ne nous regarder nous désintégrer et ne rien faire. Chaque jour, je voyais fondre telle la cire d’une bougie, le peu de lien qui nous unissait encore. Alors je devais essayer…
Biiiiiiiiiiiiiiiip biiiiiiiiiiiiiiiiip biiiiiiiiiiiiiiiip…
— Allô? a répondu une voix douce de femme
— Allô, ai-je dit timidement. C’est Mme Mussard?
— Oui, fit-elle, qui est à l’appareil?
Mais j’ai raccroché.

Papa est rentré. Il était ivre, sale mais silencieux pour une fois. Titubant dans le couloir, il a poussé un rire guttural, pour ne pas dire démoniaque. Ses yeux se sont animés d’un poison et ont craché leur venin sur mon âme apeurée. Ses mains autrefois taillées pour l’amour, m’ont poussé vers un abîme plus profond dans lequel je tombe, tombe, tombe.
Je ne sais pas où il était, je ne sais pas ce qu’il a fait. Lui seul en porte le secret.

7. Jour de pluie

Novembre

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La pluie était mon lot quotidien ces dernières semaines. Il tombait des cordes depuis une bonne heure déjà, aussi ne me suis-je pas pressée d’aller en cours.
En sortant de chez moi, comme à mon habitude, j’ai mis les écouteurs dans mes oreilles pour écouter John Meyer. Je me suis laissée aller à fredonner, étant la seule sur le chemin.
Mes problèmes s’évaporaient peu à peu, je devenais quelqu’un d’autre avec une vie différente. La mélodie m’inspirait, les notes de guitare acoustique m’emportaient encore plus loin dans ma rêverie, j’en oubliais même que j’étais trempée. Mais la réalité a vite fait de me rattraper; où que j’allais, mon présent me torturait. Arrivée au lycée, le rêve s’est estompé, je suis redevenue cette fille banale.

«Oh, génial! Mes chaussures ont pris l’eau, il ne manquait plus que ça! J’y crois pas.»

Dans la classe, quelle ne fut pas ma surprise de voir que mes classeurs aussi avaient pris la flotte. Je commençais même à avoir froid, mais j’ai fait la fière pour ne pas qu’on me plaigne. Mme Thibault n’a pas été contente de voir l’état de mes affaires, elle m’en a fait la remarque devant tout le monde! C’était plutôt embarrassant, surtout qu’Alice s’est réjouie de mon malheur. «Celle-là, je lui casserais bien la figure!»

Heureusement que l’anglais était l’une de mes matières préférées. J’ai réussi malgré tout à participer mieux que les autres, je n’avais pas de difficulté à ce niveau là, j’avais même une certaine assurance. C’était d’ailleurs la seule matière où je prenais la parole sans que l’on m’y force, ce qui n’était pas le cas pour les autres cours.

Pendant la récré, je suis allée directement dans la classe du cours suivant, préférant me terrer dans mon coin et noter sur une feuille de papier les paroles d’une chanson que j’avais en tête. Ces temps-ci, il me prenait l’envie de composer…

Une vie meilleure je connaîtrai
Un jour peut-être ou même demain
Sans regret je vivrai.
Never go back home again [Ne plus jamais rentrer à la maison]
M’agripper à quelque chose
Pour rester alive [Pour rester vivante]
Et même si je dérive,
I’ve got the right [J’ai le droit]
to be happy once again. [D’être heureuse une fois encore.]
— Mlle Mussard, vous ne voulez pas aller en pause ? a demandé monsieur Duchemann.
— Non, je suis bien ici.
— Vous en êtes sûre? a-t-il insisté en se plantant devant moi.

Pourquoi voulait-il absolument que j’aille me mêler à la foule? Je me sentais très bien dans ma solitude. Je ne désirais pas la compagnie de personnes qui ne me comprendraient pas.

— Mais vous êtes trempée? a-t-il continué en m’étudiant de la tête aux pieds.
— Oh ce n’est rien, par contre mes classeurs ont pris l’eau, je suis désolée.
— Vous n’avez pas de parapluie?
— C’est que… il pleuvait tellement fort avant que je n’arrive au lycée.
— Vous êtes venue à pieds?
— Oui, j’ai l’habitude de marcher.
— J’espère que vous n’allez pas attraper froid.
— Non, non. Ça va aller.

Mr Duchemann s’inquiétait à mon sujet, c’en était presque touchant! Il paraissait vraiment contrarié pour moi et me regardait discrètement, comme si quelque chose de grave m’était arrivée. Il a mis la main sur son front et a soupiré profondément. Enfin, la cloche a sonné, le cours a commencé, il portait sur la dissertation. Cette fois encore, je n’étais pas emballée par le sujet.

Mr Duchemann nous a ensuite ordonné d’ouvrir notre livre à la page 45. Je n’avais pas fini d’écrire mes paroles, il me fallait terminer avant d’oublier. Feignant d’écouter la lecture, j’ai donc continué à composer faisant une pause parfois pour ne pas me faire prendre, les mots me venaient :

There is deep inside of me [Il y a tout au fond de moi]
This sweet little melody [Cette douce et petite mélodie]
Which yesterday came into my heart. [Qui hier est entrée dans mon coeur]
Ce soir, pendant que je m’endors
Je ne l’entends plus pourtant,
Elle a quitté mes pensées.
This sweet l
ittle melody [Cette douce et petite mélodie]
Which used to sooth m
y pain [Qui apaisait ma peine]
I want to hear it again. [Je veux l’entendre encore]
Oui, je veux l’entendre encore.

— Miss Mussard? Vous n’avez pas l’air de m’écouter. Pourriez-vous répéter ce que je viens de dire, mademoiselle Dubard?
— Je ne sais pas, a répondu ma copine de classe.
— Mussard, emmenez-moi ce que vous êtes en train d’écrire, s’il vous plaît.
— Je prenais des notes, ai-je menti.
— Bien, emmenez-les, je vous prie, a-t-il ordonné sans me lâcher des yeux.
— Tenez, ai-je fait en lui lançant pratiquement la feuille.
— Attention à votre attitude, m’a-t-il réprimandée. Il y a un temps pour toute chose, et ce n’est certainement pas le moment pour composer, mais pour écouter.

Il va sûrement me commander de le lire à haute voix, pour me faire honte devant tout le monde.

— Retournez vous asseoir. Je ne vais pas vous demander de le lire, je ne veux pas vous humilier, je veux juste vous enseigner. Cela étant dit, c’est un très beau texte que vous avez là.
— Merci.
A-t-il lu dans mes pensées?
— Miss Dubard, prenez la suite de la lecture, s’il vous plaît. Après, ce sera à vous Miss Mussard.

Dubard Julie était jolie et assez extravertie. Elle se faisait souvent prendre en train de parler ou écrire des mots aux autres.
Elle m’a fait un petit sourire d’exaspération, accompagné d’un hochement de tête. Derrière moi, j’ai entendu Alice nous traiter d’idiotes! Je l’ai foudroyée du regard, jusqu’à ce qu’elle baisse les yeux. Je ne pouvais pas supporter les filles de son genre: grande, mince, intelligente et riche, elle croyait tout connaître et mettait les garçons à ses pieds. Quand est venu mon tour de faire la lecture, je l’ai entendue qui murmurait je ne sais quoi à sa voisine, heureusement Mr Duchemann l’a interrompue.

— Au fait, avant que vous ne partiez, vous devez choisir une option entre théâtre, musique et danse. Je vous fais circuler une fiche pour vous inscrire à l’atelier de votre choix. Chaque groupe fera un spectacle en juin.
— On est tous obligés d’y participer, a demandé Julie.
— Oui, tous, sans exception.
— Pour moi ce sera théâtre alors, a lancé Julie.
Une fois la feuille devant mes yeux, j’ai voulu cocher musique mais j’ai senti que c’était trop tôt. Après tout, j’avais mis de côté le piano depuis le décès de maman. De plus, j’étais nulle en danse. J’ai donc choisi théâtre.
— Bien, c’est Madame Thibault qui s’occupe de la danse, Mr Richard de la musique et moi du théâtre.
— Quand est-ce que les cours commencent, ai-je demandé timidement.
— A la rentrée de janvier normalement. Le spectacle regroupera les trois ateliers, il débutera par les danses et la musique. Je vous en dirais plus la semaine prochaine. Mademoiselle Mussard,
attendez un instant, j’ai à vous parler.

Pourvu qu’il ne me pose pas question sur ma vie personnelle. Pitié!

Les autres élèves étant sortis, j’étais livrée entre les mains de mon bourreau de professeur, bel homme qui plus est.

— Oui, ai-je dit craintive.
— Je voulais juste vous remettre ce parapluie. Je pense qu’il est assez grand pour vous couvrir et protéger votre sac.
— Oh, merci.

Comme une idiote, j’ai pleuré sans pouvoir m’arrêter, personne ne m’avait prêtée une si gentille attention depuis longtemps.

— Merci.
— Allez, ne pleurez pas. Tout va s’arranger, a-t-il murmuré en mettant la main sur mon épaule.

Son contact était si doux et agréable. J’ai contemplé ses doigts posés sur moi. Ça faisait si longtemps que quelqu’un ne m’avait pas touchée avec autant de délicatesse. «C’est idiot! Mais, je délire complètement, là!» À trop vouloir être aimée, j’ai attaché trop d’importance à des petits gestes qui ne valaient rien.

Mr Duchemann m’a tendu un mouchoir en papier et chose étrange, mes forces m’ont lâchée, comme si un poids énorme venait s’écraser sur moi. Je me suis assise sans voix.

— Je dois y aller maintenant, Mlle Mussard.
— Bien sûr. A demain, Mr Duchemann.
— A demain.

Je tenais le parapluie tel un immense trésor. Je n’en revenais pas qu’un professeur pût se soucier de moi, surtout après que j’ai manqué d’attention à son cours. Je ne méritais pas ce cadeau.
Je me suis hâtée de rentrer à la maison pour tout raconter à Ophélie. Ce fut l’une des plus belles journées de ce mois, si ce n’est la seule.